Se connecter
Rechercher

Mise au point et intérêt du diagnostic de la maladie de Gilbert par biologie moléculaire

Auteurs : Le Bihan-Levaufre B1, Francoual J, Labrune P, Chalas J, Capel L, Lindenbaum A
Affiliations : 1Laboratoire de biochimie, Hôpital Antoine-Béclère (AP-HP), BP 405, 92141 Clamart cedex.
Date 2001 Février 7, Vol 59, Num 1, pp 61-6Revue : Annales de biologie cliniqueType de publication : article de périodique; revue de la littérature;
De mémoire d'interne
Résumé

La maladie de Gilbert est caractérisée par un ictère modéré à bilirubine non conjuguée isolé. Cette maladie bénigne est due à une diminution de l'activité de la bilirubine-UDP-glucuronosyltransférase-1 hépatique (UGT1A1). Récemment, les anomalies moléculaires à la base de la maladie de Gilbert ont été mises en évidence. Il s'agit pour les populations caucasiennes d'une expansion nucléotidique homozygote au niveau de la TATA box du promoteur du gène de l'UGT1A1. Pour les populations asiatiques, il s'agit de mutations faux sens (homozygotes ou hétérozygotes) dans la région codante du gène. Le but de ce travail a été de mettre au point une technique de diagnostic de la maladie de Gilbert simple et rapide. Cette technique nous a permis d'explorer, en pratique clinique, certains cas d'hyperbilirubinémie non conjuguée isolée, d'évaluer à 17 % la fréquence de la maladie de Gilbert chez une population de 97 sujets caucasiens sains, de déterminer la prévalence de la maladie de Gilbert dans une population de 105 nouveau-nés ictériques (prévalence de 15 % comparable à celle retrouvée dans la population générale et sans corrélation entre génotype et ictère néonatal), de rechercher une relation entre la maladie de Gilbert et la prééclampsie associée ou non à un Hellp syndrome (la prévalence dans le groupe Hellp syndrome (n = 19) est de 26 %, soit deux fois plus importante que dans le groupe témoin (n = 52) et que dans le groupe prééclampsie seule (n = 22) où les prévalences sont respectivement de 13 et 14 %), et de débuter une étude visant à évaluer le risque de toxicité du traitement par l'irinotecan chez les enfants homozygotes pour le polymorphisme de l'UGT1A1.

Mot-clés auteurs
Adaptation; Anticancéreux; Biologie moléculaire; Diagnostic; Epidémiologie; Exon; Génotype; HELLP syndrome; Homme; Ictère héréditaire Gilbert; Irinotécan; Mise au point; Mutation; Pharmacogénétique; Phénotype; Promoteur; Toxicité; UDP-glucuronosyltransferase;
 Source : John Libbey Eurotext
 Source : PASCAL/FRANCIS INIST
 Source : MEDLINE©/Pubmed© U.S National Library of Medicine
Accès à l'article
  Accès à distance aux ressources électroniques :
Exporter
Citer cet article
Le Bihan-Levaufre B, Francoual J, Labrune P, Chalas J, Capel L, Lindenbaum A. Mise au point et intérêt du diagnostic de la maladie de Gilbert par biologie moléculaire. Ann. Biol. Clin. (Paris). 2001 Fév 7;59(1):61-6.
Courriel(Nous ne répondons pas aux questions de santé personnelles).
Dernière date de mise à jour : 19/06/2018.


[Haut de page]

© CHU de Rouen. Toute utilisation partielle ou totale de ce document doit mentionner la source.