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Nausées et vomissements postopératoires

Auteurs : Diemunsch P, Noll E1
Affiliations : 1Service d’anesthésie-réanimation chirurgicale, Hôpital de Hautepierre, Centre hospitalier universitaire de Strasbourg, avenue Molière, 67098 Strasbourg, France
Date 2016 Juillet, Vol 13, Num 3, pp 1-14Revue : EMC - Anesthésie-RéanimationType de publication : revue de la littérature; DOI : 10.1016/S0246-0289(16)67119-0
Conduite, surveillance et complications de l’anesthésie
Résumé

Le problème des nausées et vomissements postopératoires (NVPO) a été tardivement reconnu et en dépit d’avancées significatives, reste incomplètement résolu dans de nombreuses unités de soins. Des progrès importants ont été obtenus par extension au contexte anesthésique, des avancées réalisées dans le traitement des nausées et vomissements de la chimiothérapie des cancers. Le progrès le plus significatif fut consécutif à l’introduction des antagonistes du récepteur de type 3 de la sérotonine mais le dropéridol et la dexaméthasone ont montré une efficacité comparable à celle des sétrons. La multiplicité des récepteurs impliqués dans la genèse des NVPO pourrait expliquer les nombreux abords thérapeutiques possibles et le caractère partiel de la réponse obtenue avec chacun d’entre eux. Les antagonistes du récepteur de la neurokinine 1 sont une classe d’antiémétiques récente, d’action centrale puissante. D’autres médicaments, parfois anciens (halopéridol, amisulpride), pourraient jouer un rôle à des doses faibles, permettant d’éviter leurs effets secondaires sans obérer leur potentiel antiémétique. La prise en charge des NVPO dans une unité commence par une évaluation locale de l’importance du problème, des coûts induits par les épisodes émétiques et des facteurs de risque. Cette évaluation possède des caractères propres en ce qui concerne le terrain pédiatrique et le risque émétique auquel le patient de chirurgie ambulatoire est exposé après avoir quitté l’unité d’hospitalisation. Une stratégie est ensuite mise en œuvre en adaptant les algorithmes établis dans des contextes souvent très différents et en réduisant autant que possible le risque de base de survenue des NVPO. Le choix des antiémétiques tient compte de leur rapport bénéfices/risques et du prix local des médicaments. Les effets des principaux antiémétiques sont indépendants, permettant une bonne prédictibilité du bénéfice des associations. La disparition complète des NVPO est un objectif réaliste dans le cadre d’une approche multimodale, intégrée à un programme structuré de réhabilitation postopératoire optimisée.

Mot-clés auteurs
NVPO; ; Dropéridol; Dexaméthasone; Antagonistes du récepteur NK1; Amisulpride; Antiémétiques; Réhabilitation postopératoire optimisée;

Des descripteurs MeSH seront prochainement assignés à cet article.

 Source : Elsevier-Masson
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Citer cet article
Diemunsch P, Noll E. Nausées et vomissements postopératoires. EMC - Anesthésie-Réanimation. 2016 Jui;13(3):1-14.
Courriel(Nous ne répondons pas aux questions de santé personnelles).
Dernière date de mise à jour : 01/10/2019.


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