ObjetLa vascularisation artérielle du chiasma optique est peu décrite dans la littérature, mais pourtant primordiale à connaître[1]. Bergland[2], en 1969, a décrit un territoire artériel supérieur et un inférieur à partir de branches directes provenant du cercle artériel du cerveau.MéthodesHuit sujets anatomiques ont été disséqués par voie endonasale et par abord sous-frontal. Pour 5 pièces, il avait été réalisé une injection intra-carotidienne et vertébrale de latex rouge, dans 2 autres, une injection d’encre de Chine et 1 sujet n’a pas été injecté.RésultatsLa région inférieure du chiasma est vascularisée de façon constante par les artères hypophysaires supérieures (AHS) et par des branches directes, variables en nombre, de l’artère carotide interne supraclinoïdienne (ACI). De façon inconstante, cette région peut être vascularisée par des branches des artères communicantes postérieures et cérébrales postérieures. Ces artères vascularisent principalement la partie centrale du chiasma.La région supérieure du chiasma est vascularisée par des branches des artères cérébrales antérieures (ACA) (segments A1 et/ou A2) et par des branches de l’artère communicante antérieure en nombre variable, le plus souvent pour la face dorsolatérale du chiasma optique, plus rarement pour la partie centrale.ConclusionCette étude confirme les constats de Bergland[2]. Les artères constantes sont les AHS et les branches directes de l’ACA et de l’ACI. Les hémianopsies bitemporales peuvent être expliquées par la compression par des tumeurs de la région hypophysaire, des branches destinées à la région centrale inférieure du chiasma mais également par la compression par des tumeurs de la région hypothalomo-pituitaire des branches supérieures, quand elles sont présentent.