Kystes atypiques et tumeurs kystiques du rein : considérations anatomopathologiques, radiologiques et chirurgicales. Conclusions du forum AFU 2007
Auteurs : LONG J1, NEUZILLET Y1, CORREAS J1, DE FROMONT M1, LANG H1, MEJEAN A1, POISSONNIER L1, PATARD J1, ESCUDIER B1, DAVIN J1, Sous-comité rein CCAFU1Des tumeurs malignes peuvent prendre un aspect kystique. Elles sont dominées par le carcinome à cellules rénales kystique multiloculaire habituellement de bas grade. Leur évolution métastatique est rare. La classification de Bosniak permet de différencier les lésions non suspectes (type I et II), les lésions suspectes (type III et IV) nécessitant une exérèse et les lésions nécessitant un suivi (type IIF). Le critère principal évoquant la malignité est un rehaussement des cloisons et des parois du kyste. Les kystes rénaux classés IIF nécessitent une surveillance par imagerie en coupe (TDM, IRM ou échographie) avec injection de produit de contraste. Le traitement des tumeurs kystiques repose sur la chirurgie. La néphrectomie partielle est recommandée dans ce type de tumeur quelle que soit la taille. La laparoscopie est une technique validée entre des mains expertes. Concernant les kystes bénins, la ponction aspiration est peu efficace mais constitue un critère diagnostique. La résection chirurgicale du dôme saillant est la technique la plus efficace.